Focus sur l’affacturage

 

Objectif : Bénéficier d’un financement, s’assurer contre le risque de non-paiement de ses clients, déléguer le recouvrement de ses créances. La motivation sera différente selon les entreprises. L’apport de trésorerie reste cependant la motivation N°1.

 

L’affacturage est la deuxième source de financement des entreprises avec un montant total financé en 2019 de 350 milliards €. A titre de comparaison, le crédit interentreprises pèse 672 milliards d’Euros et va avoir tendance à augmenter. D’après l’étude FIGEC, 60% des entreprises adhérentes pensent que le délai de règlement fournisseurs va monter dans une proportion de 10 à 30% (source baromètre FIGEC étude réalisée en mai 2020). De son côté, le crédit bancaire de trésorerie est de l’ordre 225 milliards d’Euros soit inférieur de 36% à l’affacturage.

 

L’affacturage continue sa belle croissance en 2019 avec +9.1% sur l’année. Priorité à l’international puisque la croissance est de 6.4% pour le domestique et 15.5% pour le financement des créances export. Au total, c’est 39 151 sociétés qui disposent d’un contrat d’affacturage et qui remettent en financement un total de 75.4 million de factures. L’année 2020 bien que freinée à partir du mois de mars en raison de la crise sanitaire a connu une croissance de 3.8% au premier trimestre 2020. La tendance est à la baisse pour le premier semestre 2020 avec -10.2%.

 

Crise sanitaire, baisse des échanges inter-entreprises, accompagnement de la trésorerie des entreprises  par le PGE et les reports de charges, l’affacturage s’essouffle. L’année 2021 sera explosive en terme de besoin de trésorerie : reprise des échanges commerciaux, premières échéances des emprunts à honorer, épuisement des liquidités court terme. L’ASF ne s’y est pas trompée en publiant un guide à l’usage des TPE/PME pour les conseiller sur l’opportunité de la mise en place de l’affacturage dans leur entreprise (ce document est disponible sur le site).

 

Le rôle de CMCA : conseiller l’entreprise sur la solution à en mettre en place. A savoir : quel est son besoin de trésorerie ? A-t-elle des clients risqués (peu solvable) ?, réalise-t-elle une économie en déléguant son recouvrement ? Doit-elle conserver le recouvrement en interne ? Peut-elle rendre confidentiel le contrat ? Quel est le cout d’un contrat d’affacturage ? Quel est le temps de sa mise en place ? Quels sont les avantages de l’affacturage par rapport aux autres sources de financement ? Le rôle de CMCA sera aussi d’accompagner l’entreprise lors de ma lise en place du contrat.

 
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source ASF « l’activité des sociétés d’affacturage en 2019