Focus sur le recouvrement

 

Les retards de paiement s’allongent et passent de 10 à 13 jours entre 2019 et 2020. Celui des PME est encore plus impacté passant de 10.9 à 19.6 j de retard par rapport à la date d’échéance selon le cabinet ARC. La plupart des entreprises sont favorables à la création d’une notation « délais de paiement » qui fait à présent partie du score des sociétés d’information sur les entreprises.

 

Seule une entreprise sur 5 ose réclamer des frais en cas de retard. KPMG fait le même constat dans les retards de paiement considérant que le délai moyen de retard de paiement est de 14.5j après la date d’échéance soit une augmentation de 3.5 j. Pour anticiper sur ces retards il est bon que l’entreprise mette en place des vérifications de base :

 

• Le paiement des factures a t’il bien fait l’objet d’un accord sur l’échéance ?

• Les conditions générales font-elle bien mention de la durée de crédit, du taux des intérêts légaux de retard (max 3 fois les intérêts légaux qui sont de 0.84% au 3ème trimestre 2020) ainsi que des pénalités (cout fixe minimum de 40 € par facture en vigueur depuis 2013).

• Autre conseil pour un bon recouvrement : obtenir un PV de livraison ou de prestation de service pour justifier la facture.

• Facturer dès la livraison effectuée, signe de gestion rigoureuse

• Bâtir un scénario d’escalade précis et s’y tenir

• Privilégier le recouvrement amiable

• Utiliser les outils juridiques tels que la garantie à première demande, la caution, la clause de réserve de propriété.

• Recouvrer avant le délai de prescription qui est de 5 ans pour les professionnels.

• Enfin rester aimable, préserver la relation commerciale et négocier un échéancier de règlement supportable par le client.

 

La plupart des cabinets de recouvrement se paie au « succes fees » (en cas de recouvrement effectif). Certain ont un savoir-faire à l’international avec des zones de prédilection et de bons relais à l’étranger avec un maillage du territoire. Selon la nature de la créance, il faudra privilégier pour du volume un gros cabinet de recouvrement qui dispose d’une machine bien réglée ou un petit cabinet avec de bonnes compétences pour des dossiers dont le montant est élevé avec un contexte compliqué.

 

Ne pas négliger les prestataires qui font de la relance avant échéance et qui identifient avant terme les sources de litige. Il peut s’avérer utile également d’avoir une approche globale de la balance âgée et de la confier à un prestataire qui va traiter l’ensemble des retards, prioriser les taches et proposer pour ce travail de fond un taux plus compétitif que pour un traitement à l’unité.

 

Le rôle de CMCA : Analyser la nature des créances, la complexité des dossiers, consulter les cabinets de recouvrements ayant un savoir-faire qui correspond aux spécificités métier du client, optimiser la proposition.